Association
pour la Défense de l'Environnement
et la Maîtrise de l'Urbanisation
à Brétigny-sur-Orge
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Brèves
Protégeons nos terres agricoles : signons la pétition

L’équivalent en terres agricoles d’un département français disparaît tous les sept ans. Notre agglomération Cœur d’Essonne, est sur ce point particulièrement menacée. Quelque 500 ha de terres agricoles et d’espaces naturels ont disparu ces dernières années ou vont disparaitre au profit de l’urbanisation.

L’urbanisation excessive nuit à notre qualité de vie et l’ADEMUB milite pour une agriculture de proximité, pour une économie circulaire, préservant les ressources naturelles.

L’agglomération Cœur d’Essonne doit procéder, à l’élaboration de son Projet de Territoire et de son Plan Climat-Air-Énergie territorial. Dans cette perspective, les associations environnementales (dont l’ADEMUB) ont lancé une pétition pour demander la sanctuarisation des dernières terres agricoles.

Déjà plus de 800 personnes l’ont signée. Il est toujours possible de signer la pétition sur internet à l’adresse suivante : https://www.change.org/p/terres-agricoles-cea Alors signons tous la pétition !

« Prêt à jeter »

C’est le titre du documentaire franco-espagnol qui sera rediffusé ce samedi 3 mars à 22h20 sur Arte. Réalisé par Cosima Dannoritzer, ce documentaire a pour thème : l’obsolescence programmée.

Notre modèle de croissance ne peut fonctionner qu’en jetant pour les remplacer –et plutôt assez rapidement- les biens ou produits que nous utilisons dans notre vie quotidienne : un produit jeté = un produit vendu ! Dans les années 50, un concepteur américain déclarait : « Une nation comme la nôtre transforme ses ingénieurs en destructeurs ».

L’obsolescence programmée : une idée vieille comme l’industrie et plus que jamais d’actualité.

Alors n’oubliez pas samedi 3 mars à 22h20 sur Arte.

Sauvons les terres agricoles !
Sur notre agglomération, de nombreuses terres agricoles ont disparu et d’autres sont menacées. La fédération Orge Hurepoix Environnement vous invite à signer une pétition. Il vous suffit de taper « change.org orge hurepoix environnement » sur votre moteur de recherche. La ligne « Pétition. Monsieur le Président de Cœur d’Essonne … » s’affiche. Vous n’avez plus qu’à cliquer dessus.
Quand les actes contredisent les paroles !

Décidément, les pouvoirs en place, à droite comme à gauche et à tous les niveaux, n’aiment pas les associations qui œuvrent pour la défense de notre environnement, pourtant fort menacé.

1- Le Conseil départemental, dont le maire de Brétigny est vice-président, supprime sans vergogne et sans discussion la subvention 2016 de l’ADEMUB.

2- Le conseil régional de Mme Pécresse supprime ou réduit fortement les subventions aux associations qui mènent un combat de tous les jours pour le développement de l’agriculture biologique en Ile-de-France, région la plus en retard en ce domaine.

3- Le ministère de l’environnement de Mme Royal supprime totalement les subventions 2016 de 6 associations nationales qui agissent pour le développement du vélo en France.

L’ADEMUB s’élève avec la plus grande vigueur contre ces coups de force visant le mouvement associatif, élément pourtant indispensable dans le bon fonctionnement de notre démocratie et dans la lutte contre tout ce qui porte atteinte à notre environnement, à notre vie !

Quel gâchis !

La Ville de Paris collecte chaque automne 40.000 tonnes de feuilles mortes. De quoi faire beaucoup de bon compost pour nos jardins et nos espaces verts en mal d’amendements.

Mais non, figurez-vous !

Ces feuilles sont tellement polluées aux hydrocarbures qu’elles sont impropres au compostage. Elles vont directement alimenter les usines d’incinération. Quel gâchis ! On marche vraiment sur la tête dans notre beau pays. Merci aux automobilistes et autres conducteurs d’engins polluants qui, non contents d’attenter à la santé des habitants, s’en prennent même à ces pauvres feuilles tourbillonnantes dont la carrière se termine aussi lamentablement. Il est vraiment urgent de libérer Paris du tout-automobile.

Et à Brétigny, qu’en est-il ? Où vont nos feuilles mortes ?

Transition énergétique, PLU et démocratie participative

L’ADEMUB vous présente ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Notre société traverse une période marquée par les difficultés économiques et l’inquiétude de chacun face à une précarité multiforme.

Aussi parler d’environnement peut sembler secondaire, une préoccupation de quasi-privilégiés. Il n’en est rien : la facture énergétique pèse lourd dans les comptes des ménages et de la nation. Elle hypothèque nos possibilités futures. La tension sur le prix des énergies reste forte, elle augmentera à la moindre embellie en Europe. Si nous ne finançons pas rapidement l’isolation thermique des bâtiments, ce sont les plus fragiles qui seront les plus exposés à la précarité énergétique. L’énergie irrigue la société entière et nourrit tous ces automates de notre vie quotidienne, cette armée d’esclaves qui démultiplie notre bien-être, notre force, notre intelligence : chauffage central, ordinateur, télévision, voiture, lave-linge, etc.

Nous ne nous en rendons pas compte, mais la sobriété énergétique conditionne notre capacité à répondre aux défis économiques à venir. Et nous continuons à prendre du retard. Les scientifiques sont de plus en plus alarmistes sur les prévisions en matière de changement climatique, autre conséquence de notre modèle énergétique. Sur ce point également les politiques tardent à réagir : les conférences internationales se suivent sans aboutir à des engagements adaptés.

Cependant, le débat national sur la transition énergétique est bienvenu, et notre association souhaite le porter à l’échelon local. Ce sera donc le thème de notre prochaine campagne d’information.

Souvent les contradictions ne manquent pas entre les intentions affirmées et les actes des responsables. Notre municipalité a fait de l’éco-quartier Clause son étendard, avec certaines constructions à basse consommation d’énergie. Mais combien de bâtiments publics à Brétigny sont encore de vraies passoires à calories ? Lorsque le projet Clause a été lancé, ses promoteurs nous ont taxés d’égoïsme, de refuser les logements qui manquaient. Mais, au final, combien de familles à faibles revenus vont y habiter et pouvoir ainsi bénéficier de ces logements à faible facture énergétique ?

La démocratie participative et la concertation sont les maîtres mots de nos discours officiels. Mais la réalité est assez éloignée des discours. On a dépensé des sommes conséquentes pour restaurer la maison des Sorbiers dont on ne sait pas bien à quoi elle va servir, alors que les salles de réunion manquent à Brétigny. A quand une maison des associations sur notre ville ?

Le PLU est en révision. Là encore nous entendons un discours suave sur le développement durable et la défense de l’environnement. Pourtant lorsque l’ADEMUB propose, entre autres mesures, l’extension des « espaces boisés classés » et demande des « zones agricoles protégées » dans le secteur des Joncs Marins (et ailleurs) pour assurer une protection maximale et garantir un véritable poumon vert et des continuités biologiques, nous essuyons un refus ferme et systématique.

Autre sujet d’inquiétude : le centre-ville. La municipalité se donne 5 ans pour bâtir un projet dont l’un des objectifs est d’améliorer la « fluidité » de la circulation. Un projet flou cachant peut-être un projet fou... On nous dit que rien n’est arrêté, mais on envisage rapidement l’aménagement de la place du 11 novembre et de ses annexes. Et, dans les échanges informels, on devine que le marché et l’école Jean Jaurès pourraient bien être dans le viseur, pour un nouveau « jeu de massacre au bulldozer ».

En 2012, l’ADEMUB a fêté ses 20 ans de lutte pour la maîtrise de l’urbanisation. Manifestement nous en avons encore pris pour 20 ans...

(Editorial ADEMUB iNFOS n°47 janvier 2013)




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