Association
pour la Défense de l'Environnement
et la Maîtrise de l'Urbanisation
à Brétigny-sur-Orge
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Brèves
Déchets : quelques ratés dans la nouvelle collecte

Vouloir, en un temps relativement limité, mettre en place un nouveau mode de collecte dans les 21 communes de l’Agglo, avec des changements importants dans le tri, un calendrier nouveau et un mode de collecte également nouveau pour le verre et les encombrants, ça faisait beaucoup.

Un défi qu’a voulu relever Cœur d’Essonne Agglomération. D’où quelques ratés dans la distribution des calendriers et des conteneurs sortis à contretemps par les brétignolais, ainsi que des encombrants jonchant les rues alors que ceux-ci ne seront plus enlevés que 3 fois par an sur appel téléphonique (on peut aussi les porter à la déchetterie), des bornes d’apport volontaire du verre installées avec retard et pas toujours au bon endroit (*).

Bref, il y a des problèmes. Surtout dans les collectifs où les bailleurs n’ont pas toujours fait leur travail d’information auprès des sociétés prestataires. Les fonctionnaires de l’Agglo sont sur les dents et font tout pour normaliser la situation.

(*) Les interventions de certains habitants n’ont pas facilité les choses.

A noter sur votre agenda :

Si vous n’avez pas pu voir le film « Demain », il passe à Ciné 220 le mardi 6 décembre à 20h00. Découvrant une étude qui annonce une possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent enquêtent dans une dizaine de pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l’éviter. Ils rencontrent les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…

Et notez surtout la prochaine séance que l’ADEMUB organise : elle aura lieu le jeudi 15 décembre à 20h30. Le film qui sera projeté s’intitule « Food Coop » et présente une coopérative d’un nouveau type. Un débat suivra le projection, avec entre autres, la participation de Christian Pfohl, producteur du film.

Prochainement vous trouverez des informations complémentaires sur ce film.

Chères bouteilles !

Une bouteille d’eau en plastique (Pet : Polyéthylène Terephtalate) met plus de 500 ans à se dégrader. D’autres contenants comme les bouteilles de lait ou les flacons de lessive sont en PEhd (polyéthylène haute densité). Il faut près de 2 kg de pétrole brut pour fabriquer 1kg de PET. En recyclant les bouteilles, il est possible de fabriquer d’autres objets ce qui évite de puiser dans les ressources fossiles qui s’épuisent.

A titre d’exemples :

- 1 bouteille (PET) = 7 cartes à puces

- 2 bouteilles (PET) = 1 montre = 1 écharpe en laine polaire

- 27 bouteilles (PET) = 1 pull polaire

- 67 bouteilles d’eau (PET) = 1 couette pour deux

- 11 bouteilles de lait (PEhd) = 1 arrosoir

- 12 bouteilles de soda (PET) = 1 oreiller

- 200 flacons de produits d’entretien (PEhd) = 1 poubelle

- 450 flacons de lessive (PEhd) = 1 banc de 3 places

- 1 tonne de plastique recyclé permet d’économiser 1 à 1,2 tonne de pétrole

(données : www.mon-environnement .com)

L’Essonne sous la menace de la fracturation hydraulique

À ce jour, 5 demandes de permis de recherche d’hydrocarbures ont été déposées pour le département : les permis de Pithiviers, d’Auvernaux, du Coudray, du Saut du Postillon et, tout dernièrement, celui de Boissy qui couvre à lui seul 504 km2. De plus, la Société Vermilion Energy (possédant déjà 4 sites essonniens) va déposer sous peu 13 nouveaux permis de forage dit « conventionnel » sur le département, en envisageant de forer à une profondeur d’environ 2 000 m, soit à quelques mètres seulement des couches de schiste (roche-mère). Pourquoi si profond si ce n’est pas pour y extraire (un jour prochain) de l’huile (pétrole) de schiste ? Pourquoi déposer de nouveaux permis, alors que tous les puits conventionnels sont vides ? Tout simplement pour être prêts, si la loi change, à massacrer sans vergogne notre sous-sol et à polluer définitivement le territoire pour les générations futures. Démarche en rien conforme à la Loi sur la transition énergétique.

(janvier 2015)

Un plan de lutte contre le bruit

Une directive européenne de 2002 ( !) demandait aux Etats membres de l’Union européenne d’établir des cartes de bruit et de mettre en place des mesures pour lutter contre ces nuisances provoquées par la circulation automobile. Ainsi, avant fin octobre 2012, toutes les collectivités, dont l’Agglo du Val d’Orge, doivent établir de telles cartes.

Bruitparif, organisme régional disposant des compétences techniques en ce domaine, apporte son aide pour la réalisation de ces cartes. Début décembre, de telles cartes seront validées par les collectivités, qui devront ensuite élaborer un plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE). Un tel plan, une fois adopté, sera obligatoirement intégré dans les Plans locaux d’urbanisme (PLU).

Ca tombe bien, puisque Brétigny est précisément en train de réviser son PLU. Une raison de plus pour que, dès à présent et dans les aménagements futurs, tout soit fait pour réduire la circulation automobile dans notre ville, facteur premier de bruit, de risques et de pollutions.

(Ademub infos n°45 juin 2012)

Transition énergétique

Quel chauffage pour ma maison ?

Le chauffage des maisons génère 20 % des émissions françaises de gaz à effet de serre. Alors, pour réduire à tout prix ces émissions et pour faire des économies sur le coût de ce poste budgétaire de la maison, quel chauffage choisir ?

Quelles sources d’énergie pour nous chauffer ?

Les énergies fossiles sont le charbon, le gaz naturel, le gaz propane en cuve, le fioul. Ces sources d’énergie sont à réduire ou remplacer au maximum car elles sont très génératrices de gaz à effet de serre et de polluants. Et, notons que pour le chauffage domestique, le charbon n’est plus très utilisé.

L’électricité est une source d’énergie employée pour le chauffage car très facile d’utilisation et d’installation mais son coût la rend prohibitive et, surtout, elle est à 75 % d’origine nucléaire et à 10 % d’origine fossile. Les sources d’énergies renouvelables sont le bois, le solaire, et l’air, l’eau et le sol par le biais de la pompe à chaleur.

Pour bien se chauffer, il faut commencer par bien s’isoler : en effet pourquoi posséder un chauffage performant si une quantité importante de chaleur s’échappe par la toiture, les murs, les ouvertures et le sol ? Une bonne isolation apporte quelques avantages : réduction de la consommation d’énergie d’où diminution de la pollution et allègement de la facture, et augmentation du confort.

Les chaudières qui chauffent l’eau pour alimenter les radiateurs et la réserve d’eau sanitaire fonctionnent traditionnellement au gaz ou au fioul. La France compte environ 12 millions de chaudières dont un peu plus de 25 % a plus de 20 ans alors que la durée de vie conseillée est de 15 ans. Des progrès importants ont permis de rendre celles-ci plus performantes : plus silencieuses, mieux isolées, avec une meilleures régulation et une meilleure programmation ; ceci entraîne une baisse de consommation et une diminution des rejets de polluants. Il existe de chaudières basse température, des chaudières à condensation et des chaudières à « ventouse » : ces 3 types de chaudières consomment moins d’énergie qu’une chaudière classique.

Il existe également des chaudières à bois : c’est une source d’énergie renouvelable, qui ne contribue pas à l’effet de serre, qui participe au maintien de la biodiversité, ainsi qu’au maintien de l’activité et de l’emploi, et à la valorisation des déchets. Ce combustible se présente sous forme de bûches, de granulés ou de briquettes bois ou bois densifié. Les granulés et les briquettes bois sont issus des copeaux ou déchets des scieries et ont un pouvoir calorifique élevé : entre 4,5 et 5 Kw par kg. Ce dernier type de chaudières est plus économique que celles au gaz ou au fioul.

Les panneaux solaires utilisent l’énergie du soleil, énergie inépuisable, gratuite, ne polluant pas et ne rejetant pas de gaz à effet de serre. Les capteurs solaires placés sur le toit ou sur un châssis transforment le rayonnement solaire en chaleur qui est transmise par un fluide caloporteur au ballon de stockage contenant l’eau. Ensuite l’eau est distribuée dans les circuits de chauffage basse température, radiateur ou plancher chauffant, et dans la réserve d’eau sanitaire. Ce mode de chauffage est plus facile à mettre en œuvre dès la conception de la maison surtout dans le cas de planchers chauffants. L’investissement est relativement important pour ce type de chauffage et il faudra certainement prévoir un chauffage d’appoint dans le cas d’un ensoleillement insuffisant. Mais le « combustible » ne coûte rien.

La pompe à chaleur capte les calories soit dans l’air extérieur (air-air) soit dans l’eau soit dans le sol. La pompe à chaleur est une machine thermodynamique c’est-à-dire utilisant les changements d’état (de liquide à vapeur) d’un fluide avec absorption ou dégagement de chaleur. Ce mode de chauffage convient lorsqu’il est décidé à la construction de la maison et il nécessite un investissement important.

Finalement avec les améliorations des chaudières, le chauffage au bois s’avère aujourd’hui être un mode de chauffage très économique et écologique.

ADEMUB iNFOS n° 55 septembre 2015




Développement durable