Association
pour la Défense de l'Environnement
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Brèves
Gaspillage alimentaire : des applis anti-gaspi

Pour éviter le gâchis, il existe pas mal d’applications que vous pouvez utiliser avec votre smartphones. Citons, entre autres, :

- Tout Good To Go : plus de 1 500 commerces dans 30 villes pour bénéficier des promos tout en évitant à la nourriture de finir dans vos poubelles ;

- Optimiam : les 700 commerçants participants font l’inventaire de leurs invendus dont ils postent chaque jour les promotions ;

- Zéro-gâchis : plus de 100 grandes surfaces dont Leclerc, Super U, Carrefour traquent les réductions sur les produits proches de la date de péremption ;

- Dans mon frigo : vous prévient quand l’un des produits de votre frigo arrive à expiration (il faut, bien entendu, scanner vos stocks au préalable) ;

- Frigo Magic : vous donne des recettes pour accommoder les restes qui traînent dans votre frigo.

Plus rien ne doit être jeté !

(Source : Le Parisien, lundi 4 septembre 2017)

Déchets : quelques ratés dans la nouvelle collecte

Vouloir, en un temps relativement limité, mettre en place un nouveau mode de collecte dans les 21 communes de l’Agglo, avec des changements importants dans le tri, un calendrier nouveau et un mode de collecte également nouveau pour le verre et les encombrants, ça faisait beaucoup.

Un défi qu’a voulu relever Cœur d’Essonne Agglomération. D’où quelques ratés dans la distribution des calendriers et des conteneurs sortis à contretemps par les brétignolais, ainsi que des encombrants jonchant les rues alors que ceux-ci ne seront plus enlevés que 3 fois par an sur appel téléphonique (on peut aussi les porter à la déchetterie), des bornes d’apport volontaire du verre installées avec retard et pas toujours au bon endroit (*).

Bref, il y a des problèmes. Surtout dans les collectifs où les bailleurs n’ont pas toujours fait leur travail d’information auprès des sociétés prestataires. Les fonctionnaires de l’Agglo sont sur les dents et font tout pour normaliser la situation.

(*) Les interventions de certains habitants n’ont pas facilité les choses.

A noter sur votre agenda :

Si vous n’avez pas pu voir le film « Demain », il passe à Ciné 220 le mardi 6 décembre à 20h00. Découvrant une étude qui annonce une possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent enquêtent dans une dizaine de pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l’éviter. Ils rencontrent les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…

Et notez surtout la prochaine séance que l’ADEMUB organise : elle aura lieu le jeudi 15 décembre à 20h30. Le film qui sera projeté s’intitule « Food Coop » et présente une coopérative d’un nouveau type. Un débat suivra le projection, avec entre autres, la participation de Christian Pfohl, producteur du film.

Prochainement vous trouverez des informations complémentaires sur ce film.

Chères bouteilles !

Une bouteille d’eau en plastique (Pet : Polyéthylène Terephtalate) met plus de 500 ans à se dégrader. D’autres contenants comme les bouteilles de lait ou les flacons de lessive sont en PEhd (polyéthylène haute densité). Il faut près de 2 kg de pétrole brut pour fabriquer 1kg de PET. En recyclant les bouteilles, il est possible de fabriquer d’autres objets ce qui évite de puiser dans les ressources fossiles qui s’épuisent.

A titre d’exemples :

- 1 bouteille (PET) = 7 cartes à puces

- 2 bouteilles (PET) = 1 montre = 1 écharpe en laine polaire

- 27 bouteilles (PET) = 1 pull polaire

- 67 bouteilles d’eau (PET) = 1 couette pour deux

- 11 bouteilles de lait (PEhd) = 1 arrosoir

- 12 bouteilles de soda (PET) = 1 oreiller

- 200 flacons de produits d’entretien (PEhd) = 1 poubelle

- 450 flacons de lessive (PEhd) = 1 banc de 3 places

- 1 tonne de plastique recyclé permet d’économiser 1 à 1,2 tonne de pétrole

(données : www.mon-environnement .com)

L’Essonne sous la menace de la fracturation hydraulique

À ce jour, 5 demandes de permis de recherche d’hydrocarbures ont été déposées pour le département : les permis de Pithiviers, d’Auvernaux, du Coudray, du Saut du Postillon et, tout dernièrement, celui de Boissy qui couvre à lui seul 504 km2. De plus, la Société Vermilion Energy (possédant déjà 4 sites essonniens) va déposer sous peu 13 nouveaux permis de forage dit « conventionnel » sur le département, en envisageant de forer à une profondeur d’environ 2 000 m, soit à quelques mètres seulement des couches de schiste (roche-mère). Pourquoi si profond si ce n’est pas pour y extraire (un jour prochain) de l’huile (pétrole) de schiste ? Pourquoi déposer de nouveaux permis, alors que tous les puits conventionnels sont vides ? Tout simplement pour être prêts, si la loi change, à massacrer sans vergogne notre sous-sol et à polluer définitivement le territoire pour les générations futures. Démarche en rien conforme à la Loi sur la transition énergétique.

(janvier 2015)

Économie circulaire

Vendons, échangeons, donnons, RÉUTİLİSONS !

"Réutiliser" est un des mots clés de l’économie circulaire. De quoi s’agit-il et quelle est son importance dans le cycle "production-consommation" du XXIème siècle ?

Chaque foyer français "produit" près de 400 kilos de déchets par an, deux fois plus en 40 ans. Maîtriser nos déchets est essentiel pour réduire notre empreinte écologique, sans quoi la lutte contre le changement climatique et l’épuisement des ressources échouera.

Alors que pouvons-nous faire ?

Nous avons tous appris à recycler : après consommation, les objets ou leurs restes, leurs emballages sont recyclés, c’est-à-dire réintroduits, en tant que matériaux de base, dans un nouveau cycle de production/consommation.

Cependant le recyclage implique des opérations de transformation coûteuses qui consomment de l’énergie, et la matière ainsi récupérée a des propriétés physico-chimiques dont la qualité se dégrade à chaque nouveau recyclage.

La réutilisation présente une empreinte écologique nettement plus faible. On donne une seconde vie à un produit dont on n’a plus l’usage, tel quel ou en le transformant très peu (recoudre un bouton à une veste, par exemple). La plupart du temps, cela s’accompagne d’un changement de détenteur. Une des formes traditionnelles de la réutilisation est le marché de l’occasion, pour les voitures notamment. Citons aussi la location de matériel pour des usages de courte durée, les brocantes, les vide-greniers ou le don (à Emmaüs, par exemple).

Mais Internet a changé la donne en permettant des échanges massifs sur des transactions de faible valeur. On citera les "ancêtres" fameux : "e-bay.com", "Price Minister". Plus récemment le site "Le bon Coin", connu de tous (enfin presque), a permis d’étendre encore la réutilisation en faisant baisser le coût de transaction (gratuit pour les particuliers).

Aujourd’hui se développe une nouvelle révolution de la réutilisation. Que faire de ces objets qui sont vraiment "İNVENDABLES" : meubles encombrants, indémontables, appareils qui marchent plus ou moins, fonds de grenier ou de cave ? Bien souvent le temps nous manque pour marchander. Voici "Je donne, tu prends ; tu donnes, je prends !" ou "Tu veux ? Tu viens !" De nouveaux sites internet (pour exemple "co-recyclage.com" et "donnons.org") se créent, nés directement d’une conscience écologique, avec pour objectif le troc et le don, basé sur le même principe des petites annonces électroniques entre particuliers. Il ne s’agit plus de vendre mais de donner ou, pourrait-on dire, de se débarrasser d’un objet à bon compte : celui qui prend se chargeant d’emporter l’objet "en l’état". Le procédé en est encore à ses débuts mais le taux de consultation de ces sites est en nette progression.

Ne faut-il pas y voir aussi un changement de valeur ?

ADEMUB iNFOS n° 58 (septembre 2016)




Développement durable