Association
pour la Défense de l'Environnement
et la Maîtrise de l'Urbanisation
à Brétigny-sur-Orge
L'ADEMUB est membre de France Nature Environnement
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Brèves
Quand les actes contredisent les paroles !

Décidément, les pouvoirs en place, à droite comme à gauche et à tous les niveaux, n’aiment pas les associations qui œuvrent pour la défense de notre environnement, pourtant fort menacé.

1- Le Conseil départemental, dont le maire de Brétigny est vice-président, supprime sans vergogne et sans discussion la subvention 2016 de l’ADEMUB.

2- Le conseil régional de Mme Pécresse supprime ou réduit fortement les subventions aux associations qui mènent un combat de tous les jours pour le développement de l’agriculture biologique en Ile-de-France, région la plus en retard en ce domaine.

3- Le ministère de l’environnement de Mme Royal supprime totalement les subventions 2016 de 6 associations nationales qui agissent pour le développement du vélo en France.

L’ADEMUB s’élève avec la plus grande vigueur contre ces coups de force visant le mouvement associatif, élément pourtant indispensable dans le bon fonctionnement de notre démocratie et dans la lutte contre tout ce qui porte atteinte à notre environnement, à notre vie !

Quel gâchis !

La Ville de Paris collecte chaque automne 40.000 tonnes de feuilles mortes. De quoi faire beaucoup de bon compost pour nos jardins et nos espaces verts en mal d’amendements.

Mais non, figurez-vous !

Ces feuilles sont tellement polluées aux hydrocarbures qu’elles sont impropres au compostage. Elles vont directement alimenter les usines d’incinération. Quel gâchis ! On marche vraiment sur la tête dans notre beau pays. Merci aux automobilistes et autres conducteurs d’engins polluants qui, non contents d’attenter à la santé des habitants, s’en prennent même à ces pauvres feuilles tourbillonnantes dont la carrière se termine aussi lamentablement. Il est vraiment urgent de libérer Paris du tout-automobile.

Et à Brétigny, qu’en est-il ? Où vont nos feuilles mortes ?

Réforme de l’affichage publicitaire.

La loi Macron 2 prévoyait une réforme de l’affichage publicitaire en autorisant l’implantation de panneaux publicitaires plus grands et plus nombreux sous le prétexte de relancer l’économie en sollicitant les citoyens pour qu’ils consomment davantage.

Mais ce mardi 9 février, Ségolène Royal et Emmanuel Macron ont indiqué que les règles ne seront pas assouplies : le gouvernement abandonne donc la réforme de l’affichage publicitaire qui aurait autorisé l’implantation de panneaux de 4 m x 3 m à l’entrée des petites communes faisant partie d’une unité urbaine de plus de 10 000 habitants – contre 100 000 habitants actuellement.

Toutefois la mesure qui ouvre la possibilité d’affichage pour les grands stades à l’occasion de la Coupe d’Europe de football de juin et juillet (Euro 2016) est maintenue. Cette disposition autorise des panneaux ne pouvant excéder 50 m2 et s’élever à plus de 10 m du sol sur l’emprise des équipements sportifs d’une capacité d’au moins 15 000 places assises – soit une cinquantaine de stades.

Les associations de défense des paysages regrettent que cette mesure n’ait pas été retirée. « A part faire un cadeau à Decaux, une des plus grosses sociétés d’affichage urbain, le maintien de cette mesure n’est pas compréhensible, d’autant que les deux tiers des stades se situent en ville. » précise Benoît Hartmann de France Nature Environnement.

Collectif 91 Non aux gaz et huile de schiste

Le Collectif 91 Non aux gaz et huile (pétrole) de schiste organise de nouvelles réunions d’information dans des communes de l’Essonne.

La prochaine réunion aura lieu à Evry, samedi 21 mars à 14h30 à la Maison des syndicats, place des Terrasses.

Une autre réunion est prévue le vendredi 3 avril à 20h30 à Breuillet salle des Larris, 8 rue des écoles.

Au programme : projection d’un documentaire suivie d’un débat animé par le Collectif. Quelques livres sont proposés à la vente pour compléter votre information.

Démocratie participative : les mots et les actes
Le « Parole » de janvier consacre un article à la démocratie participative et à la concertation. Un article qui laisse penser que Brétigny serait un modèle du genre. Certes, il y a des réunions de quartiers une fois par an, quelques commissions fonctionnent plus ou moins bien, il est possible de rencontrer le maire et ses adjoints chaque mois au marché, on fait une réunion publique quand se présente un grand projet... L’article va même jusqu’à évoquer les deux comités de quartier, alors que ceux-ci n’existent plus depuis deux ans, le poste administratif qui assurait leur secrétariat ayant été supprimé et l’élu concerné s’étant désintéressé de la chose. La vision que l’on a, à la mairie, de la concertation, se limite le plus souvent à des séances d’information de projets déjà très avancés avec questions du public. Un travail suivi, constant et approfondi, notamment avec les associations comme la nôtre par exemple, qui commence dès l’origine d’un projet et prend en compte les observations et propositions présentées, voilà la véritable concertation. Or, nous sommes le plus souvent mis devant le fait accompli, notamment en matière de circulations. La vraie démocratie participative a bien des progrès à faire à Brétigny, car elle serait, depuis quelque temps, plutôt en régression.

En Ile-de-France, l’agriculture biologique en danger

Madame Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France, veut réduire les crédits alloués à l’agriculture biologique. Nous relayons un appel du pôle Abiosol qui vous explique la situation et qui vous invite à signer une pétition à l’attention de Madame Pécresse.

Appel aux franciliennes et franciliens pour le soutien à l’agriculture biologique, paysanne et citoyenne

L’Île-de-France concentre 20% de la population française sur 2% de la superficie du pays. La pression foncière y est donc particulièrement forte et en 30 ans la surface agricole a été réduite de 19%. Dans le même temps, l’agriculture francilienne s’est profondément transformée avec l’agrandissement des exploitations et le développement des grandes cultures au détriment du maraîchage, de l’arboriculture et de l’élevage. Ainsi le nombre d’exploitations a baissé de 60%, les grandes cultures occupent 90% des surfaces et la ceinture maraîchère de l’Île-de-France a très fortement régressée. Enfin, malgré un réel essor ces dernières années, les surfaces cultivées en bio (2%) restent bien inférieures à la moyenne nationale (6%).

Pourtant l’Île-de-France est aussi la région où la consommation de produits issus de l’agriculture biologique est supérieure à la moyenne nationale et où elle ne cesse d’augmenter (57% des franciliens déclarent acheter des produits bio au moins une fois par mois). 2276 entreprises franciliennes, représentant des milliers d’emplois, produisent, préparent, distribuent ou importent des produits bio. L’agriculture biologique constitue un véritable vivier d’emplois et une réelle opportunité de développement économique local. Malgré un accroissement de l’offre au cours des dernières années, avec près de 300 fermes engagées en mode de production biologique fin 2016, l’agriculture francilienne ne parvient que très partiellement à répondre à cette demande et à capter ce marché situé à ses portes.

Le Plan Bio 2014-2020, porté par l’État et la Région, entend assurer le développement de la production agricole locale en bio et la structuration d’une véritable filière bio régionale, en s’appuyant sur quatre actions prioritaires : doubler les surfaces bio d’ici 2017 et les tripler d’ici 2020, dynamiser les conversions, en maintenant un objectif de 10 à 15 installations en agriculture biologique par an, développer les outils de structuration collective de filières pour soutenir le développement des produits bio locaux, et encourager l’introduction de produits locaux, en particulier issus de l’agriculture biologique, dans la restauration collective.

De nombreux acteurs sont engagés dans la réalisation de ces objectifs (collectivités, lycées agricoles, Biocoop, associations de citoyens, structures de développement agricole, chambres d’agriculture, PME, etc.). Pour envisager une évolution concrète des pratiques en agriculture, et faire vivre ce Plan Bio, les pouvoirs publics se doivent d’investir dans l’accompagnement, le conseil, la formation, les échanges de pratiques, l’élaboration de références, la communication ou encore la structuration de filière. Tous les candidats aux élections régionales s’étaient d’ailleurs engagés à maintenir voire augmenter ces financements.

Aujourd’hui, ces actions sont notamment portées en Île-de-France par le Pôle ABIOSOL (1). Ce partenariat créé en 2009, composé de paysans et de consommateurs, a pour but de développer la production et les installations en agriculture biologique. Les structures composant le Pôle ABIOSOL ont œuvré en faveur du décollage de la bio en Île-de-France et du développement des circuits cours de commercialisation. Depuis 2009, les crédits alloués par la région dans le cadre du Plan Bio leur ont ainsi permis d’accompagner l’installation de 89 nouveaux paysans bio, de former 250 paysans et candidats à l’installation aux techniques de productions biologiques, de permettre à 40 000 franciliens d’établir des partenariats avec 95 producteurs de la région, d’offrir à 40 entrepreneurs à l’essai l’opportunité de tester leurs projets sur des fermes franciliennes, ou encore d’acquérir 6 fermes biologiques avec le concours de l’épargne citoyenne.

Le doublement des surfaces en bio intervenu en Île-de-France entre 2009 et 2015 est une conséquence directe des actions menées par les membres du Pôle ABIOSOL et les autres acteurs du Plan Bio. Ceci démontre que l’implication citoyenne est un atout pour l’agriculture !

Alors que le Conseil Régional s’apprête à se prononcer sur son budget 2017, nous demandons donc le maintien des financements alloués à l’agriculture biologique à hauteur des crédits votés en 2015. Une enveloppe de 1,65M€ est nécessaire pour permettre à l’agriculture biologique et citoyenne de continuer à progresser et à se développer en Île-de-France. Afin de répondre réellement à la demande des citoyens, nous demandons à l’exécutif régional de garantir la mise en place d’un accompagnement efficace en allouant au moins 50% des fonds dédiés à l’accompagnement, aux conseils et à la formation des futurs paysans bio aux structures du Pôle ABIOSOL.

Ensemble, agissons pour une région qui œuvre pour une alimentation de qualité, saine, produite localement et accessible à tous, des paysages diversifiés et des territoires vivants, des agriculteurs et agricultrices heureux de faire leur métier et désireux de transmettre.

L’agriculture de demain ne se fera pas sans les citoyens !

(1) Le Pôle ABIOSOL est composé de :

· Les Champs des Possibles est une couveuse d’activités agricoles qui permet aux futurs agriculteurs franciliens d’expérimenter leur projet en grandeur réelle avant installation, afin d’en assurer la viabilité et pérennité.

· Groupement des Agriculteurs Biologiques de la Région Île de France œuvre pour le développement durable et le maintien de l’agriculture biologique par et pour les agriculteurs.

· Le Réseau AMAP Île-de-France fédère paysans et consommateurs, il accompagne une diversité d’acteurs dans le développement de projets agricoles économiquement pérennes et ancrés dans les territoires.

· Terre de Liens Île-de-France accompagne les candidats à l’installation dans leur recherche de foncier et mobilise collectivités et citoyens autour d’actions concrètes afin de préserver les terres et faciliter l’installation.

Vous trouverez ci-dessous la pétition que le pôle Abiosol vous invite à signer

PÉTITION - Sauvons la bio en Ile-de-France

Alors que les consommateurs plébiscitent les aliments issus de l’agriculture biologique, que le nombre de paysans optant pour la bio n’a jamais été aussi important, la région Île-de France semble prête à diminuer les subventions accordées aux structures œuvrant à la réussite de cette transition agricole et alimentaire urgente et nécessaire !

INTERPELLEZ VALÉRIE PÉCRESSE, présidente de la région Ile-de-France

Au lendemain des élections régionales, plusieurs présidents de région (Rhône-Alpes-Auvergne, Hauts de France, PACA...) ont décidé une nette diminution voire un arrêt du financement des dispositifs de soutien et de développement de l’agriculture biologique et paysanne. En Île-de-France, la présidente de région, Valérie Pécresse, malgré ses promesses de campagne, semble privilégier une agriculture productiviste au détriment du développement tant attendu de la bio. Le budget régional sera débattu à la mi-décembre 2016 et voté à la mi-janvier 2017.

Nous n’avons que quelques semaines pour la faire changer d’avis !

SIGNEZ LA PÉTITION

Près de de 60 % des franciliens consomment régulièrement bio et 88 % des parents souhaitent du bio dans les cantines pour leurs enfants (sondage CSA 2015). Pourtant la surface consacrée à l’agriculture biologique en Ile-de-France reste trois fois moindre que dans le reste de la France (2 % contre 6 % en moyenne nationale).

La région Ile-de-France représente pourtant un potentiel important car la moitié de la superficie de la région est constituée de terres agricoles avec plus de 5 000 exploitations réparties sur 569 000 ha.

Mais depuis 30 ans l’artificialisation et la concentration des terres agricoles ainsi que la monoculture ont provoqué des changements importants avec notamment la disparition de 70 % des éleveurs, 90 % des maraîchers et 90 % des arboriculteurs. La surface agricole a été réduite de près de 20% et le nombre d’exploitations a baissé de 60%.

Il y a donc urgence à agir pour enrayer ce phénomène, d’autant que l’impact de l’agriculture industrielle sur l’environnement et la santé est préoccupant.

Le pôle Abiosol créé en 2009 regroupant le Groupement des Agriculteurs Biologique d’Ile de France, le réseau des AMAP IdF et Terre de Liens IdF œuvre pour accompagner les porteurs de projets, faciliter l’installation de nouveaux paysans bio et leur trouver des marchés rémunérateurs en circuit courts avec des résultats extrêmement encourageants.

Nous demandons donc à la Présidente de la région :

• le maintien et l’augmentation du financement aux dispositifs existants de développement de l’agriculture biologique et paysanne dont le pôle Abiosol ;

• le respect du plan bio Etat-région 2014-2020 dont l’objectif était de tripler la surface bio d’ici 2020. -l’augmentation globale du financement consacré à l’agriculture biologique notamment pour accélérer les conversions et aider à l’installation de nouveaux agriculteurs en bio ;

• l’ouverture des instances de gouvernance agricole aux acteurs de l’agriculture bio, paysanne et citoyenne ;

• la transparence sur l’affectation des terres agricoles ;

• l’arrêt de l’artificialisation des terres agricoles ;

• le soutien aux circuits courts de distribution ;

• d’augmenter la part de produits bio et locaux dans les cantines des lycées de la région.

SIGNEZ LA PÉTITION : "SAUVONS LA BIO EN ÎLE-DE- FRANCE"

Cette pétition est soutenue par Agir pour l’Environnement, le Groupement des Agriculteurs Biologiques de la Région Île-de-France, le Réseau AMAP Île-de-France, Terre de Liens Île-de-France, les Champs des Possibles.

Plus nous sommes nombreux, plus nous avons d’impact. Plus nous avons de soutiens, plus nous pouvons multiplier nos actions pour une planète vivable.

Pour signer la pétition, vous pouvez aller sur le site : http://sauvonslabioeniledefrance.agirpourlenvironnement.org




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