Association
pour la Défense de l'Environnement
et la Maîtrise de l'Urbanisation
à Brétigny-sur-Orge
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L’EAU

L’eau potable à Brétigny-sur-Orge

En passant de la délégation de service public à la régie communautaire, qu’est-ce qui a changé dans la distribution de l’eau potable à Brétigny ?

Depuis le 1er mai 2017, l’eau potable n’est plus distribuée à Brétigny par la Lyonnaise des Eaux-Suez, mais par une Régie de Service Public ou Établissement Public de Coopération Intercommunale, baptisée "Eau Cœur d’Essonne" sise au 20 rue Denis Papin, à Saint-Michel-sur-Orge. Elle est dirigée par un conseil d’administration de 16 membres où siègent des élus et seulement 3 représentants d’associations, dont Aggl’Eau Publique Val d’Orge. Elle dessert un territoire composé des 10 communes de l’ancienne Communauté d’Agglomération du Val d’Orge (CAVO), dont Brétigny et le Plessis-Pâté.

De ce fait, cette eau vous la paierez le plus souvent moins cher, mais ce sera la même, achetée par la Régie auprès de la Lyonnaise des Eaux-Suez pour 9 communes, c’est-à-dire l’eau de la Seine, "repotabilisée" par l’usine de Morsang-sur-Seine.

En effet, le contrat a été débattu et signé dans le secret, sans véritable concertation avec les associations et les usagers, sans l’usage d’une concurrence possible de la Régie Publique Eau de Paris.

Et pourtant, dès décembre 2013, les adhérents d’Aggl’Eau Publique Val d’Orge, lors d’une visite au Pavillon de l’Eau, à Paris, avaient été mis au courant de la faisabilité de la fourniture d’eau à la CAVO par l’aqueduc du Loing, qui passe sur le territoire de notre agglomération, en plus de celle assurée déjà à Viry-Châtillon et celle promise pour 2018 à Grigny. Ils avaient aussi appris que les élus de la dite CAVO étaient au courant de cette possibilité. De plus, en ajoutant un second piquage sur l’aqueduc de la Vanne, jumeau de celui du Loing, il était possible d’en faire profiter aussi l’Agglomération Evry Centre-Essonne, qui semblait elle aussi intéressée. Cette opportunité nous assurait une eau de meilleure qualité, comme nous l’a montré la visite organisée pour les Castelvirois par Gabriel Amard, Président de l’agglo Les Lacs de l’Essonne en 2014 sur les lieux de captage en Seine-et-Marne ; elle nous assurait aussi une eau moins chère, en l’absence de dividendes à verser à des actionnaires.

Et maintenant, un nouveau tarif ?

Vous n’avez eu jusqu’à présent ni facture, ni information sur les tarifs qui seront pratiqués. Le seul élément certain est le prix d’achat du m3 à La Lyonnaise, soit 69,5 euros (et sans doute 63,5 euros à Leuville qui continue d’acheter son eau à Véolia). Car le règlement de service, qui définit les droits et devoirs respectifs des usagers et de la Régie, et fixe en particulier les tarifs, n’est toujours pas établi par le Conseil d’Administration de la Régie ; il doit ensuite être soumis à la Commission Consultative des Services Publics Locaux (CCSPL) avant d’être adopté par le Conseil Communautaire.

Le projet de règlement prévoit un tarif progressif : - 1,22 € HT le m3 pour une consommation de 0 à 200 m3 - 1,49 € HT de 201 à 1 000 m3 - 1,63 € HT au-delà de 1 001 m3.

En l’absence de compteurs individuels dans les immeubles, et de repérage par La Lyonnaise et les mairies (malgré le double relevé des compteurs en avril 2017) des compteurs correspondant à chaque logement, les locataires et propriétaires d’appartements risquent de payer le tarif fort, ce qui ne lésera pas trop les Brétignolais (qui paient déjà le m3 1,63 €) , ni les Génovéfains (1,96 € actuellement), mais plus les habitants de Fleury-Mérogis (1,22 €) et de Saint-Michel-sur-Orge (1,44 €).

La première facture sera accompagnée du règlement de service et le paiement de cette facture en vaudra acceptation.

Le dépliant de l’agglo du Val d’Orge accompagnant la consultation (mai 2015) des habitants sur le futur mode de gestion de l’eau (dont le succès est à l’origine de la Régie) affirmait que le mode de gestion avait peu d’influence sur le prix de l’eau. Or, le tarif prévu fera économiser 4 millions d’euros aux usagers des 10 communes sur un an ! C’est déjà pas mal ! Mais nous aimerions aussi une eau de meilleure qualité, plus de clarté sur les traitements qu’elle subit (les bulletins de l’ARS - Agence Régionale de Santé - sont trop succincts)... et encore moins chère !

Pour cela, nous vous appelons à soutenir l’association Aggl’Eau Publique Val d’Orge (blog : www.aggleaupubliquevaldorge.com)

ADEMUB iNFOS n° 61 septembre 2017