Association
pour la Défense de l'Environnement
et la Maîtrise de l'Urbanisation
à Brétigny-sur-Orge
L'ADEMUB est membre de France Nature Environnement
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Brèves
« Prêt à jeter »

C’est le titre du documentaire franco-espagnol qui sera rediffusé ce samedi 3 mars à 22h20 sur Arte. Réalisé par Cosima Dannoritzer, ce documentaire a pour thème : l’obsolescence programmée.

Notre modèle de croissance ne peut fonctionner qu’en jetant pour les remplacer –et plutôt assez rapidement- les biens ou produits que nous utilisons dans notre vie quotidienne : un produit jeté = un produit vendu ! Dans les années 50, un concepteur américain déclarait : « Une nation comme la nôtre transforme ses ingénieurs en destructeurs ».

L’obsolescence programmée : une idée vieille comme l’industrie et plus que jamais d’actualité.

Alors n’oubliez pas samedi 3 mars à 22h20 sur Arte.

Sauvons les terres agricoles !
Sur notre agglomération, de nombreuses terres agricoles ont disparu et d’autres sont menacées. La fédération Orge Hurepoix Environnement vous invite à signer une pétition. Il vous suffit de taper « change.org orge hurepoix environnement » sur votre moteur de recherche. La ligne « Pétition. Monsieur le Président de Cœur d’Essonne … » s’affiche. Vous n’avez plus qu’à cliquer dessus.
Quand les actes contredisent les paroles !

Décidément, les pouvoirs en place, à droite comme à gauche et à tous les niveaux, n’aiment pas les associations qui œuvrent pour la défense de notre environnement, pourtant fort menacé.

1- Le Conseil départemental, dont le maire de Brétigny est vice-président, supprime sans vergogne et sans discussion la subvention 2016 de l’ADEMUB.

2- Le conseil régional de Mme Pécresse supprime ou réduit fortement les subventions aux associations qui mènent un combat de tous les jours pour le développement de l’agriculture biologique en Ile-de-France, région la plus en retard en ce domaine.

3- Le ministère de l’environnement de Mme Royal supprime totalement les subventions 2016 de 6 associations nationales qui agissent pour le développement du vélo en France.

L’ADEMUB s’élève avec la plus grande vigueur contre ces coups de force visant le mouvement associatif, élément pourtant indispensable dans le bon fonctionnement de notre démocratie et dans la lutte contre tout ce qui porte atteinte à notre environnement, à notre vie !

Quel gâchis !

La Ville de Paris collecte chaque automne 40.000 tonnes de feuilles mortes. De quoi faire beaucoup de bon compost pour nos jardins et nos espaces verts en mal d’amendements.

Mais non, figurez-vous !

Ces feuilles sont tellement polluées aux hydrocarbures qu’elles sont impropres au compostage. Elles vont directement alimenter les usines d’incinération. Quel gâchis ! On marche vraiment sur la tête dans notre beau pays. Merci aux automobilistes et autres conducteurs d’engins polluants qui, non contents d’attenter à la santé des habitants, s’en prennent même à ces pauvres feuilles tourbillonnantes dont la carrière se termine aussi lamentablement. Il est vraiment urgent de libérer Paris du tout-automobile.

Et à Brétigny, qu’en est-il ? Où vont nos feuilles mortes ?

Réforme de l’affichage publicitaire.

La loi Macron 2 prévoyait une réforme de l’affichage publicitaire en autorisant l’implantation de panneaux publicitaires plus grands et plus nombreux sous le prétexte de relancer l’économie en sollicitant les citoyens pour qu’ils consomment davantage.

Mais ce mardi 9 février, Ségolène Royal et Emmanuel Macron ont indiqué que les règles ne seront pas assouplies : le gouvernement abandonne donc la réforme de l’affichage publicitaire qui aurait autorisé l’implantation de panneaux de 4 m x 3 m à l’entrée des petites communes faisant partie d’une unité urbaine de plus de 10 000 habitants – contre 100 000 habitants actuellement.

Toutefois la mesure qui ouvre la possibilité d’affichage pour les grands stades à l’occasion de la Coupe d’Europe de football de juin et juillet (Euro 2016) est maintenue. Cette disposition autorise des panneaux ne pouvant excéder 50 m2 et s’élever à plus de 10 m du sol sur l’emprise des équipements sportifs d’une capacité d’au moins 15 000 places assises – soit une cinquantaine de stades.

Les associations de défense des paysages regrettent que cette mesure n’ait pas été retirée. « A part faire un cadeau à Decaux, une des plus grosses sociétés d’affichage urbain, le maintien de cette mesure n’est pas compréhensible, d’autant que les deux tiers des stades se situent en ville. » précise Benoît Hartmann de France Nature Environnement.

Conseil local de Développement : la concertation à petits pas...

La naissance de la nouvelle agglomération Cœur d’Essonne s’accompagne de la mise en place d’instances réglementaires de concertation dont le Conseil local de Développement.

Sa mission est consultative (son utilité repose donc sur la bonne volonté des élus de l’agglomération) mais elle porte sur des sujets importants qui peuvent impacter le développement de nos 21 communes : projet de territoire, Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT), Plan climat-air-énergie territorial (PCAET).

Au travers de ces appellations barbares à consonance technocratique se décident bel et bien les lignes directrices de notre cadre de vie au niveau local, les forces directrices auxquelles les communes devront se conformer, mais aussi la mise en œuvre dans notre environnement immédiat d’orientations régionales ou nationales. Bien évidemment nous avons souhaité être contributeurs, malgré les limites de l’exercice et l’effort qu’impose le fonctionnement des administrations publiques.

Il va de soi que nous ne sommes pas en mesure d’être compétents pour 21 communes et que la représentation des associations environnementales doit légitimement être prise en compte, d’autant que, par essence, plus que toute autre organisation de la société civile, elles portent une réflexion en terme de développement durable et d’intérêt collectif.

C’est la position que nous avons âprement défendue face aux responsables du développement durable de l’agglomération, aux côtés de la fédération locale Orge Hurepoix Environnement à laquelle nous adhérons. Nous ne pouvons pas imaginer que les associations environnementales ne puissent pas intervenir sur tous les dossiers qui seront étudiés pour des raisons de conflit de représentativité. Espérons donc que nous avons été entendus et qu’au moins 2 représentants des associations environnementales seront présents dans le Conseil local de développement.

Pour l’ADEMUB, des décisions doivent être prises pour la préservation des terres agricoles dans cette agglomération qui a déjà payé un lourd tribut à l’urbanisation. Et, nous pensons, à cet effet, que le pôle agrobiologique est un modèle qui doit être cloné. L’agriculture biologique de proximité est une composante importante de l’économie circulaire, économe en ressources et préservant l’environnement. En empruntant au titre du film de notre dernière séance à Ciné 220, notre slogan pour le projet de territoire sera : « Nous demandons une Agglomération Zéro phyto et 100% bio ! »

ADEMUB iNFOS n° 62 janvier 2018




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