Association
pour la Défense de l'Environnement
et la Maîtrise de l'Urbanisation
à Brétigny-sur-Orge
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Brèves
Assemblée Générale : Samedi 16 Février 2019 à 14h15

Toutes les adhérentes et tous les adhérents sont invités à participer à l’Assemblée générale de l’ADEMUB qui aura lieu samedi prochain 16 février à 14h15. Elle se tiendra salle Barran (48 rue du Bois de Châtres) à Brétigny-sur-Orge.

Au programme, lecture et présentation des rapports moral et d’activité, financier et d’orientation. Approbation des comptes de l’année 2018. Budget prévisionnel 2019, fixation des cotisations 2020. Votes. Approbation du changement de siège social. Renouvellement partiel du Conseil d’administration.

L’assemblée générale sera suivie par la réunion publique sur le dérèglement climatique (voir ci-contre) et la rencontre se terminera par le partage d’un pot.

Protégeons nos terres agricoles : signons la pétition

L’équivalent en terres agricoles d’un département français disparaît tous les sept ans. Notre agglomération Cœur d’Essonne, est sur ce point particulièrement menacée. Quelque 500 ha de terres agricoles et d’espaces naturels ont disparu ces dernières années ou vont disparaitre au profit de l’urbanisation.

L’urbanisation excessive nuit à notre qualité de vie et l’ADEMUB milite pour une agriculture de proximité, pour une économie circulaire, préservant les ressources naturelles.

L’agglomération Cœur d’Essonne doit procéder, à l’élaboration de son Projet de Territoire et de son Plan Climat-Air-Énergie territorial. Dans cette perspective, les associations environnementales (dont l’ADEMUB) ont lancé une pétition pour demander la sanctuarisation des dernières terres agricoles.

Déjà plus de 800 personnes l’ont signée. Il est toujours possible de signer la pétition sur internet à l’adresse suivante : https://www.change.org/p/terres-agricoles-cea Alors signons tous la pétition !

« Prêt à jeter »

C’est le titre du documentaire franco-espagnol qui sera rediffusé ce samedi 3 mars à 22h20 sur Arte. Réalisé par Cosima Dannoritzer, ce documentaire a pour thème : l’obsolescence programmée.

Notre modèle de croissance ne peut fonctionner qu’en jetant pour les remplacer –et plutôt assez rapidement- les biens ou produits que nous utilisons dans notre vie quotidienne : un produit jeté = un produit vendu ! Dans les années 50, un concepteur américain déclarait : « Une nation comme la nôtre transforme ses ingénieurs en destructeurs ».

L’obsolescence programmée : une idée vieille comme l’industrie et plus que jamais d’actualité.

Alors n’oubliez pas samedi 3 mars à 22h20 sur Arte.

Sauvons les terres agricoles !
Sur notre agglomération, de nombreuses terres agricoles ont disparu et d’autres sont menacées. La fédération Orge Hurepoix Environnement vous invite à signer une pétition. Il vous suffit de taper « change.org orge hurepoix environnement » sur votre moteur de recherche. La ligne « Pétition. Monsieur le Président de Cœur d’Essonne … » s’affiche. Vous n’avez plus qu’à cliquer dessus.
Quand les actes contredisent les paroles !

Décidément, les pouvoirs en place, à droite comme à gauche et à tous les niveaux, n’aiment pas les associations qui œuvrent pour la défense de notre environnement, pourtant fort menacé.

1- Le Conseil départemental, dont le maire de Brétigny est vice-président, supprime sans vergogne et sans discussion la subvention 2016 de l’ADEMUB.

2- Le conseil régional de Mme Pécresse supprime ou réduit fortement les subventions aux associations qui mènent un combat de tous les jours pour le développement de l’agriculture biologique en Ile-de-France, région la plus en retard en ce domaine.

3- Le ministère de l’environnement de Mme Royal supprime totalement les subventions 2016 de 6 associations nationales qui agissent pour le développement du vélo en France.

L’ADEMUB s’élève avec la plus grande vigueur contre ces coups de force visant le mouvement associatif, élément pourtant indispensable dans le bon fonctionnement de notre démocratie et dans la lutte contre tout ce qui porte atteinte à notre environnement, à notre vie !

Éditorial

La résilience et l’adaptation au changement climatique

Nos villes sont à la fois responsables et victimes du changement climatique. Mais elles peuvent et doivent, aussi et surtout, être un élément important de résolution du problème.

La résilience correspond à la quantité ou à la dimension des impacts auxquels un secteur peut résister avant de subir une transformation complète. L’adaptation au changement climatique s’entend de toute activité qui réduit ses effets négatifs ou qui tire parti des nouvelles perspectives découlant de l’évolution du climat. Deux réactions interdépendantes aux divers effets du changement climatique sur les personnes, les collectivités, les écosystèmes, les infrastructures ainsi que l’économie, industrie et entreprises. Les politiques des autorités urbaines peuvent jouer un rôle majeur en réduisant l’impact des villes sur le changement climatique global. Pour cela, nous, citoyens responsables, devons maintenir une pression constante sur nos élus pour que les décisions draconiennes qui s’imposent soient prises.

A Brétigny, une des premières actions concrètes à mener : la préservation de nos terres agricoles de qualité reconnue pour une production alimentaire de proximité. Brétigny, commune de 1 456 hectares conserve encore 27% de terrains agricoles contrairement à certaines communes comme Villemoisson, Morsang, Sainte-Geneviève des Bois, Saint-Michel ou Arpajon qui en sont déjà dépourvues. Notre commune bénéficie encore de l’avantage certain d’être entre ville et campagne. Il faut absolument préserver cette situation. Par ailleurs, notre ville satisfaisant aux dispositions légales en matière de logements sociaux, il nous semble responsable de classer en ZAP (zone agricole protégée) nos surfaces agricoles brétignolaises. La ZAP protège une vocation agricole sur le long terme, et en favorise l’investissement en qualité (amélioration du sol, remise en culture), limite la spéculation et facilite la reprise des terres par de jeunes agriculteurs, et évite le mitage. En juin le conseil municipal devra délibérer sur la mise en application d’une politique des ZAP à Brétigny. Mais pour l’instant ce n’est encore qu’un projet et l’ADEMUB s’est positionnée dans un courrier récemment envoyé au maire. Pour nous, il est essentiel de protéger de l’urbanisation toutes les terres agricoles situées entre le quartier Clause et la vallée de l’Orge, ce qui préservera les Joncs Marins. Également mettre en ZAP les terrains agricoles de l’Orme Fourmi sous menace persistante et combat historique de notre association. Nous resterons attentifs à ces décisions d’importance. N’oublions pas que nos espaces boisés et zones humides constituent nos indispensables réserves de biodiversité. Ecosystème, composé à la fois de flore et de faune, sur un support (sol et sous-sol) apte à accueillir et faire grandir cet ensemble fragile et complexe. Etre résilient et s’adapter, c’est aussi laisser plus de place à la nature.

D’autres actions concrètes sont à mener tout près de nous, comme lutter contre toute forme de "dévégétalisation" en zone urbanisée. Il est impératif de préserver la continuité écologique.

Parmi les actions retenues aux Assises de la ville, est prévue une modification du PLU. Celle-ci est en effet indispensable pour mener à bien les actions prévues. Par ailleurs, nous appelons à la relance de l’atelier d’urbanisme, outil de concertation.

Lors de la réunion publique qui a suivi notre dernière assemblée générale, l’ADEMUB a lancé une nouvelle campagne sur la lutte contre le dérèglement climatique. Nous vous invitons à venir poursuivre, avec nous, le dialogue sur cette priorité absolue. Rendez-vous le dimanche 16 juin à l’Espace rencontre du Marché Couvert (à partir de 10h).

ADEMUB iNFOS n°66 Juin 2019




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