Association
pour la Défense de l'Environnement
et la Maîtrise de l'Urbanisation
à Brétigny-sur-Orge
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Brèves
Un essaim d’un nouveau genre

Dans la dernière édition de Paroles, on nous annonce que les poiriers (pour faire savant : pyrus calleryana "Chanticleer") plantés récemment boulevard de la République vont "essaimer". Ainsi, va-t-on retrouver l’arbre favori de notre maire un peu partout dans la ville.

Pourquoi pas ?

C’est joli. Mais il faut quand même savoir qu’il s’agit d’un arbre à croissance lente et que sa présence, notamment boulevard de la République, apportera une faible part de biodiversité dans la continuité écologique tant souhaitée pour lutter contre les effets du réchauffement climatique au cours des années à venir. La faune arboricole, notamment les oiseaux, n’y trouvera guère son compte.

Article lu sur le site de l’Agglo

« Rencontre entre Metz Métropole, l’Agglo du Val d’Orge et la Chambre d’Agriculture organisée par la SAFER Ile-de-France, mercredi 2 mai, sur la Base Aérienne 217 ».

« Dans le cadre de la redynamisation des sites de défenses, la Base Aérienne 128, située en Moselle, fermera ses portes en septembre prochain. Aussi , les équipes de Metz Métropole sont venues à la rencontre de l’Agglo et de ses partenaires afin d’être informés des différents projets engagés pour la reconversion du site de la BA 217, et notamment du projet de maraichage biologique. En effet, Metz Métropole souhaite, comme l’Agglo, proposer des projets d’avenir durables pour les habitants et le territoire ».

Avis de l’ADEMUB : Quand on se rappelle l’opposition farouche d’Olivier Léonhardt, président de l’Agglo, à tout projet agricole sur le site de la Base (« pas assez créateur d’emplois » !), on se permet de sourire de ce revirement. Le chemin de Damas passerait donc par le Val d’Orge…

(Ademub infos n°45 juin 2012)

Base aérienne et Ligne à grande vitesse

Sur ces deux projets controversés, la ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon et la reconversion de la base aérienne, l’ADEMUB a réalisé deux exposés donnant nos positions, que vous pouvez consulter sur notre site www.ademub.asso.fr, dans la rubrique « actualités ».

(Ademub infos n°45 juin 2012)

Un patinodrome sur le site de la base ?

Le roller-skate, alias patin à roulettes, n’est pas seulement un jeu, mais un sport en plein développement (50.000 licenciés en France). Et notre pays ne dispose d’aucun équipement permettant aux adeptes de haut niveau de ce sport de s’entraîner correctement Aussi est-il question d’héberger un « patinodrome » sur le site de la base aérienne en reconversion. Celui-ci, d’une surface de 2 ha, serait implanté dans les 95 ha dévolus à la ville de Brétigny, non loin sans doute de la RD 19. La Ville y serait, dit-on, favorable. Le coût, 12 millions d’euros, représente sans doute le principal obstacle, mais la Fédération française de roller sport, annonce qu’elle aurait déjà trouvé des partenaires publics et privés. Si nous avons combattu le projet de grand stade de rugby pour son coût (600 millions d’euros), son impact traumatisant sur l’environnement à dominante agricole de la base et son utilité discutable (il faut d’abord rentabiliser le stade de France), nous soutenons en revanche ce projet aux proportions modestes et correspondant à un réel besoin, pour autant qu’il s’insère parfaitement dans son environnement.

(Ademub infos n°45 juin 2012)

Affichage illégal : Brétigny prépare un nouveau règlement

Une rencontre avec les responsables urbanisme et développement économique de la Ville nous a permis de connaître leurs objectifs dans le domaine de l’affichage.

La Ville a la volonté de faire payer la TLPE (taxe locale sur les publicités extérieures) aux annonceurs légaux, essentiellement sur les panneaux 4 x 3. Elle perçoit déjà une taxe, pour un montant d’environ 20.000 euros par an. Mais un cabinet d’études, déjà choisi, va recenser toutes les publicités et enseignes de la ville afin d’établir cette nouvelle TLPE (applicable en 2013) et de ne pas laisser des annonceurs passer entre les mailles du filet. Ce recensement, dont le résultat est attendu en juin, sera suivi de la modification du règlement local de publicité. Il est prévu que nous soyons invités à participer aux réunions organisées entre le cabinet d’études et la Ville. La municipalité ayant la possibilité d’établir un règlement moins contraignant que le code de l’environnement national, ce qui est déjà le cas, nous serons donc vigilants sur les révisions proposées. Nous avons pointé l’importance de prendre des arrêtés exigeant le démontage des panneaux qui s’avèreraient illégaux.

Urbanisme

PARCOLOG : Entrepôt logistique ou centre de distribution et de sécurisation de médicaments ?

Sur la commune du Plessis-Pâté, une extension de la zone de la Tremblaie (ex-Base aérienne 217) a été mise en enquête publique, en août 2018, par une procédure de "mise en compatibilité du PLU par projet". Pourquoi ?

Plan de situation du projet - extrait carte IGN Le but est le transfert de 8 ha de terres "agricoles" (zone A) en terrain "industriel" (Zone UI). La justification de l’intérêt général est faite en ces termes :

« Le centre de distribution et de sécurisation de produits pharmaceutiques (PARCOLOG) sera mobilisé notamment en cas de situation d’urgence grave liée à la santé humaine. En effet, les activités qui y sont développés sont notamment le service de qualité d’analyse des médicaments comme les vaccins par exemple, qui s’effectue au sein de cellules composées de salles blanches à température dirigée. Le centre de distribution et de sécurisation de produits pharmaceutiques (PARCOLOG) va générer la création nette de 450 emplois en équivalent temps plein. Les catégories d’emplois développées sont des postes de techniciens qualifiés (technicien laboratoire, pharmaciens, responsable d’exploitation, chef d’équipe... »

Le PLU est modifié et transfère donc 8 ha de terres agricoles sans compensation réelle.

Le permis de construire et la demande d’autorisation environnementale font l’objet d’une nouvelle enquête publique du 17 décembre 2018 au 25 janvier 2019 pour un projet d’implantation d’un entrepôt logistique (50 000m², 416 m de long, 72 000 palettes). Les Installations classées pour l’environnement (ICPE) portent sur un entrepôt banal (papier, carton, bois, pneus, polymères…), mais rien dans les documents sur les salles blanches ou les médicaments ! vue d'artiste du projet

L’ADEMUB s’interroge sur des contenus aussi différents entre les deux projets. Le 7 janvier 2019, le maire et son bureau municipal donnent un avis défavorable au permis en raison de cette incohérence. Puis, la veille de la fin de l’enquête, donnent un avis favorable sur la base de courriers de Parcolog et de ID Logistics qui déclarent être conformes au projet initial avec l’expression « en lien avec la santé ». Le permis est accordé ainsi que l’autorisation d’exploiter.

Quelle sera donc la vraie nature de cet entrepôt ? Un entrepôt logistique banalisé, fût-ce pour la commercialisation de produits pharmaceutiques et parapharmaceutiques, ou un centre en capacité d’intervenir en cas de crise grave pour la santé ?

Restons vigilants.

Bulletin ADEMUB iNFOS n°67 octobre 2019