L’ADEMUB vous invite à une nouvelle soirée « Projection-débat » : le jeudi 29 janvier à 20h30 au Ciné 220, vous profiterez d’un spectacle inoubliable avec la projection du film « LE CHANT DES FORÊTS » réalisé par Vincent Munier.

Né à Epinal, dans les Vosges, Vincent Munier passe son enfance à construire des affûts, bivouaquer en forêt, descendre des rivières en canoë… Son père, Michel, écologiste, naturaliste, lui apprend la nécessité « d’entrer dans la forêt sur la pointe des pieds ». Vincent a 12 ans lorsque caché sous une toile de camouflage et tout ému, il réalise son premier cliché d’un chevreuil. Ses premiers voyages l’emmènent dans les forêts des pays de l’Est où il découvre ours, lynx, loups puis en Scandinavie pour suivre le périple des grues cendrées. Après de nombreux petits boulots pour acheter son matériel photo, il reprend ses voyages pour découvrir de nouveaux animaux : loups d’Ethiopie, ours bruns du Kamtchatka, manchots de l’Antarctique… mais toujours avec le souci de ne pas les perturber et de se faire oublier.

Après LA PANTHÈRE DES NEIGES, il nous invite au cœur des forêts des Vosges. C’est ici qu’il a tout appris grâce à son père Michel, naturaliste, ayant passé sa vie à l’affut dans les bois. Il est l’heure pour eux de transmettre ce savoir à Simon, le fils de Vincent. Trois regards, trois générations, une même fascination pour la vie sauvage. Nous découvrirons avec eux cerfs, oiseaux rares, renards et lynx… et parfois, le battement d’ailes d’un animal légendaire : le Grand Tétras.

Laissons la parole à Vincent Munier : « Le film s’appuie sur des images tournées depuis longtemps dans mes affûts vosgiens. Ce sont des milliers d’heures accumulées, souvent sans rien voir, mais qui préparent les rares instants de grâce avec la rencontre. À cela se sont ajoutées des périodes de tournage plus concentrées, étalées sur une année, selon la météo et les disponibilités de Simon et de mon père. Il n’y a pas eu d’images achetées, ni de reconstitutions. Le film est le fruit d’une fidélité quotidienne. Et pour cela, tout dépend de l’attention, de la patience et surtout de la discrétion apportée pendant le tournage. »

« La forêt n’est pas un décor ni un simple réservoir de ressources, mais un monde à part entière, complexe et vivant. Une forêt riche, c’est une forêt diversifiée : faite d’essences multiples, d’arbres d’âges différents, de bois morts laissés au sol et sur pied. C’est cette variété qui la rend plus résiliente face aux bouleversements climatiques. »

« …Donner la parole à la forêt. Elle a son propre chant, subtil, discret et parfois si puissant. Le son, avec toutes ses finesses, a une importance capitale… À l’affût, on entend avant de voir… »

« C’est ce que j’essaie de transmettre à travers ce film : « Souffler sur les braises de l’émerveillement », pour reprendre une formule du philosophe B. Morizot. De sorte que cette flamme fragile ne s’éteigne pas. »

« Je ne me considère pas comme un militant au sens classique, mais comme un passeur d’émotions. Je crois qu’on peut éveiller les consciences par la beauté, par la poésie, par l’émerveillement. C’est la porte d’entrée pour l’action. »

Même si vous avez déjà vu ce film, n’hésitez pas à le revoir ! Vous serez à nouveau émerveillés !