Sommé de grandir, face au Grand Paris, le Val d’Orge s’est uni à l’Arpajonnais pour former la communauté d’agglomération « Cœur d’Essonne Agglomération » L’ensemble est géographiquement cohérent mais suscite de nombreuses interrogations de notre part.

Élargir, c’est aussi risquer de s’éloigner de la démocratie locale. La tentation est alors plus grande de rester « entre soi » avec 59 élus communautaires, 650 salariés, plus les sous-traitants, les bureaux d’études, les autres collectivités. Et nous craignons que la signature en grande pompe du C.I.N. (Contrat d’Intérêt Général) baptisé « Porte sud du Grand Paris » liant Cœur d’Essonne, sa voisine « Grand Paris Sud », la région IDF et l’Etat, aille hélas dans le mauvais sens. La méga-agglomération, voulue par Manuel Valls, centrée sur Evry, englobant entre autres le Val d’Orge et l’Arpajonnais, et qui avait échoué, reviendrait-elle par la porte (Sud ?) de service.

On évoque, dans ce contrat, la recherche d’une « vision politique partagée », de « développement harmonieux de l’espace », de « favoriser les synergies ». Nous ne rejetons pas l’amélioration des transports publics proposée. Mais nous n’oublions pas que depuis des années, dans le cadre des structures existantes, nous demandons en vain qu’on réduise la consommation des espaces agricoles par une meilleure cohérence des projets en cours et la limitation de la concurrence territoriale. Or, manifestement ce ne sera pas non plus à l’ordre du jour du C.I.N., car le moteur de ce projet c’est la peur de la concurrence territoriale du Grand Paris. Sauvez nos ZAC ! Voilà la médiocre ambition. Ne vient-on pa