Le dérèglement climatique qui agit sur notre environnement, est causé en grande partie par les émissions de gaz à effet de serre générées par les activités humaines qui utilisent principalement des énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole …). La transition énergétique limitera le réchauffement climatique et ses conséquences désastreuses.

Qu’est-ce que la transition énergétique ?

La transition énergétique désigne l’abandon des énergies fossiles et nucléaire pour les remplacer progressivement par des énergies renouvelables (eau, vent, soleil, biomasse …) en visant une sobriété et une efficacité énergétique.

Ce changement est inscrit dans la Loi de transition énergétique pour la croissance verte promulguée en 2015 qui précise des objectifs à atteindre, par exemple :

augmentation de la part des énergies renouvelables pour atteindre 40 % de la production d’électricité et 32 % de la consommation énergétique en 2030.

réduction de 30% de la consommation des énergies fossiles d’ici 2030,

Mix énergétique mondial de 1990 à 2035

Réussir la transition énergétique

Il est grand temps de préserver notre écosystème c’est à dire réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Pour réaliser cette transition énergétique, l’association négaWatt a élaboré un scénario pour les années2017 à 2050, sur la base des principes suivants :

Sobriété et Efficacité énergétique

La rénovation thermique des constructions anciennes, les bâtiments neufs à énergie positive, l’utilisation de nouveaux matériaux diminueront les besoins en énergie.

Pour les transports, 1er poste en émissions de gaz à effet de serre, transports en commun, vélo et marche à pied seront sources d’améliorations. Reporter vers le ferroviaire et le fluvial le transport des marchandises, revoir la fiscalité des carburants en particulier pour le transport aérien permettraient une réduction de consommation de pétrole. Nous gagnerions en indépendance énergétique, en pouvoir d’achat, en amélioration de la qualité de l’air et donc de la santé.

Dans l’industrie, réduire les emballages, augmenter le recyclage, les matériaux biosourcés, allonger la durée des équipements diminueraient les émissions de GdS.

Dans l’agriculture et l’alimentation, une conversion est nécessaire : agriculture biologique, agroécologie, de même qu’en alimentation, adopter de nouvelles habitudes : remplacement des protéines animales par les protéines végétales.

Privilégier les énergies renouvelables

La filière produisant la plus grande quantité d’énergie renouvelable est aujourd’hui la filière bois, suivie par l’hydraulique, les biocarburants ainsi que les pompes à chaleur. Malgré une nette progression en France, les objectifs de production et de consommation d’énergies renouvelables fixés pour 2020 ne seront pas atteints à temps.

D’après le scénario négaWatt, les énergies renouvelables peuvent couvrir 100% de nos besoins en 2050. Ce sont les bioénergies : la biomasse solide, constituée par le bois (granulés de bois, plaquettes forestières …) ; et les biogaz produits à partir des résidus de cultures, de déjections animales.

Pour la production d’électricité, l’éolien et le photovoltaïque sont un important potentiel.

A la fin 2015, le parc éolien français est le 4e d’Europe en puissance raccordée au réseau, Grâce au développement de celui-ci, la France compte porter à 23% la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique en 2020.

La France souhaite disposer d’une capacité photovoltaïque de 5 400 MW d’ici 2020, pour une production de 5 TWh par an, soit 1 % de la consommation annuelle en France.

Nous constatons que la transition énergétique présente de nombreux impacts environnementaux et socio-économiques positifs. Alors il est grand temps de s’y mettre.

ADEMUB iNFOS n°68 Février 2020


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